Petite, Éléonore ne voulait pas de fêtes d'amies pour souligner son anniversaire. Très tôt, elle a été fascinée par le Château Frontenac et elle a souhaité y passer une nuit pour son anniversaire. Et ce n'est pas qu'elle aimait les princesses ou qu'elle rêvait du prince charmant; elle n'a jamais été intéressée par ce monde imaginaire. Et je n'ai rien à voir dans tout cela. Éléo, c'est ma petite cartésienne, c'est celle qui est d'une logique implacable parfois. Bref, après avoir donné toutes sortes de fêtes pour Marguerite, l'idée d'une nuit au château au milieu du mois de janvier nous plaisait. Au fil des années, la famille nous a accompagnés et puis s'est ajouté la tradition de Noël en novembre.
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Québec, janvier 2012 |
Le château, c'est chaleureux, ça sent bon - toujours la même odeur, un peu vanillée, y flotte. Le château fait l'effet d'un duvet. On lui pardonne sa décoration vieillotte, son marbre qui se fissure, son plafond qui a déjà coulé - mais là c'est limite par contre! J'espère que les rénovations qui s'annoncent ne le priveront pas son charme suranné. J'aime que cet endroit ne soit pas complètement ancré dans la modernité, j'aime qu'il soit un peu hors du monde, comme accroché à une époque passée.
C'était donc notre jolie petite fin de semaine.
Dimanche matin, sur la terrasse Dufferin, soufflait un vent glacial.
Éléo a demandé une fête d'amies pour ses 11 ans. Les choses changent.
De retour à la maison, MA et moi avons siesté sous notre duvet. On vieillit faut croire.
Ce matin, mercredi, une mince couche de neige recouvre le sol. MA va conduire Marguerite à l'école; ils laissent des traces dans la neige. 8h48: seul moment de la journée où la maison sera silencieuse.