vendredi 6 avril 2012

L'an dernier

J'étais ici.

Se préparer

Cette année, je ne pensais pas y arriver: préparer mes petits cadeaux de Pâques, préparer un gâteau, plier ma demi-tonne de vêtements pas pliés, accomplir le travail à faire. Et puis les planètes se sont alignées. J'ai décidé de prendre congé aujourd'hui, Éléo m'a aidée à préparer mes dix petits paniers de Pâques, ma mère est venue plier ma demi-tonne de vêtements et avec Marguerite on a préparé le gâteau que l'on doit apporter là où l'on se rend demain. Difficile à croire, mais j'ai même repassé des vêtements. Ma mère a failli s'évanouir en voyant ça. En ce Vendredi saint, il est 17h00 et je suis au-dessus de mes affaires. Wow, c'est très rare que je me sens ainsi. Pour célébrer, on écoute Lisa Leblanc. Marguerite n'aime pas du tout.

Mes orchidées sont remplies de boutons.
Mes cactus de Noël sont en fleur.
MA prépare le repas.
Éléo mange une salade de fruits.
Marguerite sourit.
Vanille est assise dans un pot de fleur.
La vie est pas mal.

Fin du petit post sur la vie quotidienne.

dimanche 1 avril 2012

Petite escapade

Vendredi, tant bien que mal, j'ai réussi à terminer ma journée vers 13h afin de prendre la route pour une brève escapade à Cap-Saint-Ignace! Diantre, me direz-vous, qu'es-tu allée faire à Cap-Saint-Ignace? Je suis allée visiter mon amie Émilie et sa fille Ophélie et son amoureux Éric. Ophélie, je la connais depuis qu'elle est née, il y a environ 2 ans et demi! J'ai suivi son développement grâce aux petites vidéos et aux photos que sa maman m'envoie. Les vidéos sont souvent la cerise qui terminent ma semaine. On les regarde en famille, et c'est toujours très drôle. Ophélie, de son côté, entend aussi parler de moi, mais on ne s'était jamais vu. D'une certaine façon, on se connaissait quand même un peu. Et on avait hâte de se rencontrer. J'étais un peu stressée à l'idée de ce qu'elle penserait de moi. Et si elle était timide? Et si elle se roulait par terre en hurlant la bouche pleine de pâte à modeler? Que nenni! C'est une petite fille adorable que j'ai rencontrée et avec laquelle j'ai eu tout un tas de conversations. Et sage, et drôle, et intéressée. Cette rencontre valait bien les six heures de route. Et puis, je n'ai pas parlé de sa maman et de son papa et du fleuve près duquel elle vit. Le plus drôle dans tout cela, c'est que la maman d'Ophélie, je la connais depuis six ans, mais je ne l'ai vue que... trois fois! C'est une relation qui n'existerait pas sans le télétravail et sans Internet. Je crois bien que dans ma vie quotidienne, Émilie est la personne à laquelle je parle le plus, mais on ne se voit pas. Chacune sait tout un tas de choses sur l'autre. Elle connaît mes peines et mes joies de maman, mes soucis du travail, mes recettes, mes projets, mes envies et tout plein de détails sans importance. Malgré la distance, c'est une relation aussi importante que si nous habitions tout près.

Cette sortie m'a enfin permis de visiter Saint-Jean-Port-Joli. Vendredi soir, Émilie et moi y avons souper. J'ai pu goûter les cailles à Gilbert. D'ailleurs, Gilbert soupait au même resto ce soir-là! L'histoire ne dit pas s'il mangeait ses cailles... Fait notable à Saint-Jean-Port-Joli: je n'y ai vu aucune chaîne de restos! Il y a bien un TH quelque part m'a-t-on dit, mais heureusement, il se cache, on ne le voit pas! Le lendemain, nous avons pris un délicieux déjeuner au chaleureux café La coureuse des grèves, toujours à Saint-Jean. Avant de quitter Saint-Jean, nous avons fait une petite visite à la galerie d'art dont la propriétaire est la conjointe de Jude, mon collègue de travail... et parrain d'Émilie! Ce jour-là, le soleil était radieux. Une journée parfaite pour faire de la craie sur l'asphalte, selon Ophélie.

Vers 12h30, j'ai donc repris la route pour remonter le fleuve. J'ai branché mon ipod et j'ai conduit au gré des musiques et au gré des souvenirs: David Bowie, mes 14 ans, l'Oratorio de Bach, Noël 2011, ses suites pour violoncelle, naissance d'Éléo, Johnny Hallyday, pris dans le trafic à Béziers, Renaud, quand j'étais enceinte de Marguerite, Manu Chao, quand j'enseignais à Valleyfield, Cigala, à Barcelone, Buana vista social club, dans la cuisine jaune de Verdun, gorgée de soleil, à boire du rosé, Arcade Fire, Outremont, et ainsi de suite. Et chaque pièce qui passe me ramène vers les miens et vers MA. Je ne prendrais pas d'autres chemins.

Le soir, nous soupions à St-Ignace, mon St-Ignace, aussi face au fleuve. Ma mère, croyant MA seul avec les filles, lui avait dit d'aller souper avec les filles. Le soleil descendait sur le fleuve. C'était beau, comme toujours. Mes parents étaient contents de me voir de retour, ils s'inquiètent toujours de moi, malgré mes 40 ans.

Pendant que le soleil nous quittait, ma mère m'a dit que le coeur de père ralentissait. Elle m'avait laissé faire mon escapade avant de m'annoncer la nouvelle. Jusqu'ici, je n'avais jamais pensé que le coeur de mon père pouvait s'arrêter.

On venait de couper le fil sur lequel je marchais.

mardi 27 mars 2012

Fin du silence

Je ne suis venue qu'une seule fois en mars. Quelle négligence! Et pourtant ça me manquait. C'est fou comme écrire demande un élan qui parfois ne vient pas. Qu'est-ce qui fait que certains jours l'envie est si forte qu'elle me fait abandonner mes occupations pour venir écrire. Certains autres jours, l'inertie me retient. Ce n'est pas que je n'ai rien à écrire, ce n'est pas qu'il ne se passe rien. C'est juste... un empêchement. Je ne sais pas le nommer.

Je profite du moment où Marguerite fait des maths avec une gentille prof qui vient ici et qui l'aidera, je l'espère, à augmenter ses résultats et que MA et Éléo sont au violon pour combattre l'inertie. Quelqu'un m'a un peu forcée quand même. Il suffit qu'on me fasse la remarque que je suis silencieuse pour que je vienne écrire quelques mots.

Je ne vous ai d'ailleurs pas parlé de la magnifique soirée que j'ai passé ici avec Marc-André. Quand les lumières de la salle se sont éteintes et que celles de la fosse à orchestre se sont allumées, ma gorge s'est serrée d'émotion. Voir un orchestre commencer à jouer, un chef élever sa baguette (oups... ça ressemble à jeu de mots douteux. Je le laisse tant pis.), c'est un moment de grâce. D'ailleurs, ce soir-là, on aurait dit que le chef faisait partie des danseurs. Je n'ai pas vu passer les trois heures qu'ont duré le spectacle. Maintenant, je veux retourner voir un ballet chaque année. Mais je serai aussi satisfaite qu'on m'amène le voir.

Et je ne vous ai pas non plus raconté que samedi dernier, MA et moi, sommes sortis seuls en laissant les filles à la maison! Nous avions l'impression de franchir une autre étape de notre vie. C'était la première fois, que nous sortions sans que ma mère ne vienne passer la soirée avec elles. Ma mère n'était pas trop d'accord avec l'idée, mais bon, comme Marguerite a 15 ans, il faut un jour savoir lester. Nous sommes donc partis passer la soirée chez Jules et Diep en laissant à la maison Marguerite, son amie Ariane et Éléo. Leur repas était prêt, leur laitue coupée, leur film téléchargé, leurs friandises en attente d'être mangées. Vers 21h00, Marguerite téléphone à MA en disant qu'Éléo avait vu une vieille dame rôder autour de la maison. MA a parlementé croyant qu'Éléo avait vu son reflet dans les grandes fenêtres (précisons ici que la grande peur d'Éléo est celle d'être victime de voleurs. Elle ne se découvre pas de la nuit, même si elle crève de chaleur. Et elle n'aime rien de plus que de céder son lit à son papa pour dormir avec moi). Pendant que MA s'assurait qu'Éléo n'avait rien imaginé, la dame, car elle était bien là, a tenté d'ouvrir la porte du salon. J'ai cru que les filles allaient mourir de peur. J'ai appelé mes parents à la rescousse et les policiers, qui sont venus aussi. MA et moi avons mis fin abruptement à notre premier souper de parents-ayant-de-grands-enfants. Pfff. Le lendemain matin, on a appris que cette dame était entrée chez nos voisins âgés dont la porte n'était pas verrouillée. Bref, elle n'était pas dangereuse, un brin confuse seulement et à la recherche d'un logement à louer.

Grâce à son papa, Éléo a découvert les vidéos du New York Times. Regardez celui de Bill Cunningham pour voir le printemps à New York. Ça donne envie d'y aller.

samedi 3 mars 2012

Lucio Dalla

Il est mort. J'ai lu la nouvelle ici hier soir. Je me souviens de l'époque où j'habitais sur St-Urbain, j'écoutais CBF-Bonjour avec Joël Le Bigot et Lucio Dalla y passait souvent. C'est cette musique, la neige cotonneuse, l'odeur des bagels qui flotte dans le quartier, le Latina de l'époque, un peu tout croche, le film 37,2 le matin et des séances de rire sans fin avec Annie, avec qui j'habitais, qui occupent mes souvenirs de cette époque. C'est fou comme l'écoute d'une chanson ou bien une odeur ont la capacité de nous ramener là où une fois on a été et à ce qu'on a été.

Petites anecdotes:
Geste de rébellion de Marguerite, qui était fâchée pour je ne sais plus quelle raison: écouter une chaîne de télé interdite ici. Quand j'y repense, je me dis que ce n'est pas si pire comme geste de rébellion!
Éléonore, qui abandonne sa partie d'échecs parce que je mange ses pièces. Euh, c'est le jeu, Éléo. Elle me réclame un livre sur les échecs. C'est une belle métaphore de la vie les échecs. C'est bien qu'elle apprenne tôt: il faut réfléchir, anticiper, préparer ses coups, car chaque coup a des conséquences. On cherchera son livre aujourd'hui.

Aujourd'hui, tennis et petite virée à Montréal, juste parce que. On en profitera pour rencontrer Eva.

Pour ce soir, j'ai loué ce film. Rien n'annonçait que la petite fille allait devenir Sookie Stackhouse. La musique de ce film a accompagné la rédaction de mes derniers travaux de maîtrise pour monsieur Angenot.

Allez, bon samedi!

lundi 27 février 2012

Rassurez-vous

Non, non, je ne mange pas de macro, ni mon amie Diep n'en cuisine dans son tajine. L'ingrédient dont il est question ici est bien le maquereau et non le macro. Merci à Julie qui a relevé cette erreur qui portait à confusion et qui aurait pu nous causer préjudice à Diep et à moi!

Autre fournée

Éléo a passé une partie de son dimanche après-midi à préparer ces petits cupcakes: recherche de la recette du gâteau, recherche de la recette du glaçage, préparation des ingrédients, espace de travail tenu propre (mon espace de travail doit être désencombré m'a-t-elle dit alors que je laissais un peu traîner...). Comme vous voyez, elle y met du coeur! Sa fierté je crois est d'en offrir un à son papa. Et oui, c'est lundi. Bonne semaine!

Crédit photo: © Éléonore Bergeron-Brouillard